Jignasha Thumar
La recherche sur les cellulases a progressé très rapidement au cours des cinq dernières décennies. Aujourd’hui, la majorité des cellulases commerciales sont produites par des champignons tels que Trichoderma. Cependant, les champignons halophiles peuvent constituer une ressource précieuse à cet égard. La présente étude porte sur les cellulases extracellulaires issues de champignons halophiles isolés dans le Grand Rann de Kutch, en Inde. Les isolats, désignés B10-1 et D10-2, présentaient une structure mycélienne similaire à celle des espèces du genre Aspergillus et se développaient de manière optimale dans une solution à 10 % p/v de NaCl. B10-1 et D10-2 se développaient de manière optimale à un pH de 6, leur croissance étant ralentie à des pH plus élevés. Dans le cas de B10-1 et D10-2, la concentration optimale en cellulose pour la production de cellulase était respectivement de 0,5 % p/v et 1,5 % p/v. Les deux isolats produisaient de la cellulase de manière optimale à 10 % de NaCl et à un pH de 6. Les exoglucanases de B10-1 et D10-2 ont été purifiées respectivement 10,98 fois et 4,23 fois par fractionnement au (NH₄)₂SO₄. L’exoglucanase extracellulaire partiellement purifiée a fait l’objet d’une caractérisation plus approfondie. Les enzymes ont présenté une activité optimale à 60 °C ; au-delà de cette température, l’activité a progressivement diminué. Les enzymes sont restées actives à 60 °C pendant plus d’une heure.