Élie Mbamba
Pourquoi l’être humain préfère-t-il les systèmes religieux complexes, les hiérarchies sacerdotales intimidantes et les rituels fastueux à la simplicité limpide de l’Évangile de la grâce ? Parce que la religion flatte l’orgueil de l’homme en lui faisant croire qu’il peut fabriquer ou mériter son propre salut par ses œuvres, ses dévotions et ses pénitences. Qu’il s’agisse d’égrener des chapelets devant des statues de plâtre, de se prosterner avec l’angoisse d’une balance divine incertaine, de s’enfermer dans des cercles ésotériques élitistes ou d’aller vénérer un prophète mortel dans un sanctuaire tribal, le résultat spirituel demeure tragiquement le même : une âme prisonnière d’une institution, dépendante d’un clergé et coupée de la communion vivante avec son Créateur.C’est face à cette immense tromperie spirituelle qu’Élie Mbamba dresse ce réquisitoire théologique sans concession. Rédigé depuis son atelier de menuiserie de Glass, à Libreville, ce traité ne procède ni de la haine ni de l’esprit de controverse stérile, mais d’un amour viscéral pour les millions d’âmes sincères égarées dans les dédales des traditions humaines. Après avoir dénoncé les dérives du milieu néo-pentecôtiste dans ses écrits antérieurs, l’auteur passe au crible des Écritures les grands édifices doctrinaux qui captivent notre siècle :Dans une Première Partie rigoureuse, l’ouvrage analyse le catholicisme romain : la tradition élevée au-dessus de la Parole biblique, le dogme du purgatoire et le commerce des messes pour les défunts, la papauté comme trône de substitution terrestre, et le culte marial qui usurpe la place de Jésus-Christ, l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5).Dans une Deuxième Partie courageuse, il ausculte l’islam : le refus catégorique de la divinité du Christ et de Sa mort rédemptrice à la Croix, le piège d’un salut par les mérites laissant l’homme dans une insécurité éternelle, et les dérives du syncrétisme maraboutique en terre africaine.Dans une Troisième Partie pénétrante, l’auteur démasque le Message du Graal d’Abd-ru-shin et les sociétés secrètes (Rose-Croix, Franc-maçonnerie) : une gnose cosmique séduisant les élites et cadres africains par la promesse d’une auto-rédemption sans repentir ni Croix.Enfin, dans une Quatrième Partie incisive, il radiographie le Kimbanguisme et les messianismes africains, dévoilant comment la quête d’une fierté identitaire a conduit des foules entières à déifier un homme mortel et à confondre le nationalisme avec le salut éternel.Un traité de libération magistral, qui fait voler en éclats les façades des faux temples pour replacer l’âme devant l’unique Sauveur du monde : Jésus-Christ seul, le Chemin, la Vérité et la Vie.